Tasmanie...épisode II

10/03/2009 - Pays : Australie - Imprimer ce message

Je prends la main puisque Michel (Antoine) n'est plus à Melbourne mais à Perth. On vous expliquera sur un prochain post.

Pour cette deuxième semaine cap à l'Ouest ! Première étape au Sud des Cradlle Moutains pour aller voir si l'herbe n'est pas plus verte là-bas. Première déception sur les coup de midi lorsqu'on décide de s'arrêter à New Norfolk pour se restaurer. Pas de Coles à l'horizon, ni même de Hungry Jack! Que faire? On a essayé un espèce de fast food où rien que la serveuse vous fait dire que la bouffe est dégueulasse. On n'a pas eu tort. On s'est arrêté 2 heures plus loin dans une ville fantôme répondant au nom de Strathgordon. Ville déserte où pourtant tous les batîments étaient neufs. Il y avait même une piscine flambant neuve. Seule trace de vie, cette sorte de resort, où l'on s'est arrêté pour se rassurer que l'espèce humaine y était bien présente. Pour rendre notre journée utile, on est allé visiter le barrage de Gordon Dam un peu plus haut. C'est à cet endroit que l'on croyait voir la plupart des habitants du village puisqu'il y avait une Power Station. Que neni, toujours pas de trace de vie. Le barrage était putain d'impressionnant. Pendant 10 min en tout cas puisque une grosse averse nous est tombée sur dessus avant que l'on puisse l'anticiper. Qu'il pleuve était une chose, monter les 1700 marches qui nous ramenait à la voiture en était une autre. Retour au resort malgré tout nous pour passer la nuit au chaud. Par je ne sais quelle chance, le gars à la réception nous a offert une double room pour seulement 35 dollars. On ne l'a pas regretté car en tente on aurait pleuré nos mamans de froid.


Mardi 24 février. Réveil sous un temps toujours aussi pourri. Le moral n'était pas au top pour affronter les Craddle Moutains. Il fallait bien qu'on bouge donc on s'est quand même rendu à Derwent Bridge, au Sud du Lake St Clair. Là-bas, pas grand monde et surtout pas grand chose à foutre vu le temps qu'il faisait. On s'est quand même renseigné pour faire du Kayak. L'eau étant à 8°C, toute activité aquatique était suspendue. Fuck fuck fuck. Ne pouvant affronter le froid et la pluie sous nos tentes pour la deuxième fois consécutive, on a dormi dans un hôtel à 60 dollars pour 4 dans un bungalow tout pourri. On a beau se trouver dans le trou du cul du monde de la Tasmanie, ils trouvent quand même le moyen d'afficher des prix dignes d'une station française de sports d'hiver. Salopards va !!!!!! Pour la petite histoire, pour vous rassurer sur le fait que des fois le temps n'est pas aussi beau qu'il n'y parait, on a passé une partie de la soirée au tour de la cheminée de l'hôtel et on a mis le chauffage dans nos chambres. Glagla


Au réveil du mercredi 25 février, rien de tel qu'une vue plongeante dans la gorge de Michel qui semble s'être fait bouffer par une fourmi pendant la nuit. Beurk ! Il n'y a que lui qui n'a pas l'air inquiet. Le temps étant plus clément, on décide de se faire une petite marche dans la faune riche du Lack St Clair. 2 heures de marche et c'est reparti pour la voiture. Cap au Nord Ouest pour d'une part rejoindre la ville de Queenstown et d'autre part trouver un hôpital pour Michel et ses amidales en feu. Queenstown, ville minière de 2000 habitants où tout le monde a l'air bizarre, où la rue ressemble de près à ces anciennes villes de far-west américain et où les pizzas sont faites avec de la pate brisée, pffffffff. Ouf, Michel sort sain et sauf de l'hôpital avec juste un ordonnance. Cap à l'ouest vers Strahan, ville de 700 habitants certes mais où l'atmosphère est beaucoup moins glauque. On a trouvé un super spot pour admirer le coucher de soleil. Ce soir là, 2 allemandes sont venues squatter avec nous pendant qu'on mangeait. Yohan et moi sommes rapidement partis nous coucher pour commencer notre séance Cinéma tandis qu'Antoine et Yo sont restées avec les filles à jouer aux cartes. Bon pas de films à se faire, ils sont revenus 25 min plus tard nous rejoindre dans la tente.


Jeudi 26 février. Réveil sous le soleil sur un parking désert et devant une plage manifestement inhabitée si ce n'est par un phoque mort qui nourrit les mouches de ses boyaux, miam-miam. Le matin, chacun vaquait à ses occupations. Pendant qu'Antoine et Johan couraient sur la plage, Johan jouait de la gratte et moi je lisait mon bouquin. On a beau avoir essayé de persuader notre surfeur national (Yohan) d'aller tâter la vague, rien à y faire. Cette fois-ci les vagues n'étaient pas assez grosses ou alors l'eau était trop froide, on ne sait plus en fait.

Au programme, journée de transition qui devait nous amener aux Cradlle Mountains le soir. C'est donc tout tranquillement qu'on s'est bouffé un bon « steak-patate » près du plan d'eau de Strahan. Sur la route nous remontant au Nord de la Tasmanie, on s'est arrêté aux Montezuma Falls histoire de rendre notre transfert utile. Pas déçus de notre choix puisqu'on s'est attaqués à 4 heures de marche aller-retour dans une forêt pas mal du tout. Le spot de la cascade était tout aussi cool avec son pont de singe. Après la balade, direction les Cradlle. Arrivés là-bas, on s'est vite aperçus du piège à touriste que c'était. Plein de cars partout, des panneaux d'informations électroniques, wouwou...

Pour dormir, on n'a trouvé l'endroit peut-être le plus original du voayage. On était à côté de la route, au bord d'une forêt d'arbres abattus, encerclés par 4 gros troncs. La scène était assez flippante de nuit. C'est la nuit la plus froide depuis le début des vacances.



Vendredi 27 février. Réveil la gueule dans le cul sous un ciel dégueulasse et sous une température avoisinant les 10 degrés. Moral au plus bas avant d'affronter les Craddle. Sur la route qui nous emmène au pied des montagnes, on croise je ne sais combien de cars de touristes sinois. Le temps est toujours aussi pourri en arrivant là-bas. Après un shampoing sous un robinet avoisinant les 40 cm de hauteur et débitant une eau à 15 degrés, nous voilà partis pour la montée. Aventuriers comme jamais, on s'est équipés comme si on était en plein mois de décembre en France; un jean, double pair de chaussette, 4 épaisseurs sur le dos. Résultat, 20 min après le début de la montée, on avait déjà trop chaud au cul...malin!!! Devant nous une carte avec plusieurs voix possibles pour accéder au Marion's look-out: de la facile à la difficile. Bon évidemment, on a choisi la plus dure. Arrivés au sommet, on s'est dis que comme on avait rien à faire de spécial, on pourrait continuer (un peu à la Forest Gump) alors on a continué. Il y avait ce putain de Mont Cradlle Mountain qui nous chambrait avec son nez pointu alors on n'a pas résisté, on y est allé. De loin, ça paraissait impossible de grimper tout en haut tellement la pointe était ............pointue. Yohan, aventurier qu'il est, voulait monter tout là haut biensûr. On l'a donc suivi dans son élan et on s'est attaqué à cette deuxième montée de la journée. Montée relativement simple jusqu'au pied du Mont puis ensuite plus flippante après avoir dépassé la Kitchen Hut (sorte de check point pour ceux qui font l'overland track en 6 jours et qui les mène au Lac St Clair). C'était ouf de voir qu'ils laissent passer tout type de personne (personnes âgées et enfants) s'attaquer à la montée, surtout aux vues de la difficulté qui se présentait. Ils laissaient même des femmes monter, les inconscients.... A aucun moment on a vu quelqu'un du National Park checker les personnes qui s'engageaient. Jamais vu çà en France. La montée nous a pris 1 heure et demie en tout et pour tout. A certains passages, il fallait vraiment se lancer sur la voie pour grimper. Un réel engagement était nécessaire, surtout sans aucune assurance. A tous moments, on avait le vide sous nos pieds. N'oublions pas que nous étions à 1500 mètres de hauteur. Là-haut, une vue imprenable sur les Craddle Mountains, en un mot, magnifique! Cà méritait même une 'fesse-photo ' tout la-haut que vous n'aurez pas le plaisir de voir car des personnes pourraient en être choquées. La descente n'était pas plus rassurante que la montée. C'était pas le moment de glisser en tombant sur une pierre. Plutôt que de redescendre directement au parking, on a dévié sur la « Face track » qui nous ramenait aussi au parking mais en contournant le Dove Lack (dans la vallée). La fatigue commençait vraiment à se faire sentir sur la fin. C'est tout de même 6 heures que nous avions dans les pattes. Bien fatigués de notre balade quotidienne, on est partis carrément au Nord de la Tasmanie sur Burnie. Ville peuplée que de 20 000 personnes mais super dynamique. On est allés dans un Irish-Pub où il y avait un concert live. Le soir, on a trouvé le spot de camping le plus osé depuis le début du voyage: auprès d'une route à passage régulier et à moitié sur un terrain privé.



Samedi 28 février. (C'était ma fête pour ceux qui n'y ont pas pensé, c'est-à-dire tout le monde sauf mes parents. Bravo. Bon anniversaire maman!) Réveil sans soucis finalement et sous un soleil qui redonne le moral. Journée plus dans la voiture qu'autre chose. Le but de la journée était de se rendre à Lanceston pour retrouver Philippe, un 'mate' français rencontré 10 jours plus tôt et surtout pour profiter de notre dernier samedi soir en Tasmanie. Sur la route, on s'est arrêté à Cape Lack qui donnait un 180 degrés sur la côte, puis ensuite à Sister Beach dans un National Park. Et là, c'est le drame. CES PUTAINS DE MOUCHES DE MERDE DE NON DE DIEU DE PUTES qui nous font chier sans cesse. Impossible de bouffer, ni même de se poser sur la plage. On décolle 1 heure plus tard vers Devenport. Et là, c'est re le drame. Samedi après-midi, 16 heures, pas un chat dans les rues. Tous les magasins fermés. Du jamais vu. Encore plus mort que Marigné-Peuton, sisi Jeff. On est donc partis direct vers Lanceston où on a retrouvé Philippe sur le même parking du Coles où s'était donnés rendez-vous 10 jours auparavant. Pour cette dernière soirée, on est retourné sur notre petit coin de paradis au bord d'une rivière. On est ensuite allé en boite en ville découvrir l'ambiance de Lanceston. Bonne soirée conclue par une boite où la musique beaucoup moins bonne. Musique house et électro qui vous explose les oreilles. On retiendra le bon bar qu'on avait fait auparavant.


Le dimanche 29 février, on reçoit le premier avertissement pour le camping sauvage. Sur le pare-brise de la voiture, un mot nous demandant de ne pas recommencer était affiché. Wouwou...on a presque eu peur. Réveil à midi, re-couchage à 12h10 et re-réveil à 14 heures. Bref, gueule de bois au programme. Ensuite, il fallait trouver un backpacker pour la nuit car Yohann devait reprendre le bateau le soir même pour retourner sur le continent. Une fois la chambre réservée, ce même Yohann a un flash: « Je ne crois pas que mon bateau soit aujourd'hui les gars !!!» Bon en fait, il n'avait pas checké son billet depuis le début du voyage. Résultat, quand il va sur Internet pour savoir la date du retour, il s'aperçoit en effet qu'il s'était trompé à la réservation. Retour sur notre petit coin de paradis le soir même pour, cette fois-ci, notre dernière soirée tous ensemble.


Pour le dernier jour de notre périple, on est allé se poser dans les Gorges Cataract de Lanceston, histoire de glander un peu et de refaire un peu notre voyage en se remémorant tous les souvenirs et anecdotes. 15 heures, départ pour l'aéroport où Yohann nous a déposé.


Voilà c'est fini. Deux semaines et quelques 2500 km plus tard, nous revoilà à la case départ la tête remplie de super bons souvenirs. Pour chacun de nous, ça restera un des meilleurs moments du voyage. Bonne ambiance, paysage magnifique, calme reposant, pleins d'aventures inattendues,... Le top.


La Tasmanie, c'est fait !


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