Ils m'ont usé ces cambodgiens !!!

12/09/2009 - Pays : Cambodge - Imprimer ce message

Si on croyait avoir passé la journée la plus usante en arrivant à Bangkok, on se trompait. Celle-ci, devant nous emmener de Bangkok à Siam Riep au Cambodge, l'a été encore plus. Il nous a d'abord fallu 3 heures pour arriver à la bus station (1h30 d'attente et 1h30 de bus). Et oui, entre payer 500 bath en tuk-tuk (taxi-moto avec une petite charette à l'arrière) ou 20 bath en bus local, le choix est vite fait. Quoiqu'il en soit, on est tombé en plein dans les traffics et c'était méga relou. Arrivés à la station de bus vers 18h30, on apprend qu'il n'y a plus de bus en partance pour le Cambodge. On devra patienter le lendemain matin 3h30. On a donc passé la nuit comme des clochards. Ca faisait longtemps ! A 3h30, on a embarqué pour un bus se rendant à la frontière Thailande-Cambodge (Aranya Prathet) qui a duré 4 heures. A peine sortis du bus à la frontière, on a eu le droit à la traditionnelle ruée des rabatteurs. Il s'en est suivi une matinée marathon de négociation.

Tout d'abord, il faut préciser que depuis le début du voayge en Asie, on se base par rapport aux prix indiqués par le Lonely Planet (guide de voyage). Ca nous évite de nous faire arnaquer. Ce même guide estimait à 4 dollars le prix du bus allant à Siem Riepe, première ville-étape. On fut donc surpris d'apprendre que les prix étaient passés à 9 dollars. Ne pouvant strictement rien faire car concurrence inexistante entre les compagnies de bus, on s'était résolus à prendre le prochain bus de 10h. Comme par hasard, le rabatteur qui nous suivait depuis maintenant 2-3 heures nous annonce que le bus est annulé car pas assez de monde. En revanche, il nous propose un taxi à 12 US dollars chacun (je reviendrais plus tard sur les unités de monnaie bien particulières ici). « Pas folle la guêpe, c'est pas au vieux singe qu'on apprend à faire la grimace. » Voilà en clair ce que j'ai essayé de lui faire passer comme message au type. Après un long jeu de négociation rempli de feintes, de retournements de situation et de « arrête de te foutre de notre gueule Pedro », on a finalement trouvé un taxi à 300 bath par personne.

Vous ne comprenez rien avec la monnaie, c'est normal, nous non plus.

On est finalement arrivé à Siam Riepe sur les coups de 13 heures ,quasiment 24 heures après avoir quitté notre hôtel de Bangkok.

Donc pour rajouter à toute cette misère, les cambodgiens n'ont pas trouvé mieux que de fonctionner avec trois monnaies différentes. D'abord le dollars américain, ensuite le Bath thailandais et enfin le Riel cambodgien. Déjà que c'est galère de changer de monnaie toutes les 2 semaines, alors là ils frôlent l'absurde. Même eux ne savent pas le prix de leur chambre ou repas ou taxi en monnaie locale. On a touché le pompon ce soir à l'hôtel. Pour payer mon repas, j'ai payé en dollars américains et la serveuse m'a rendu la monnaie en dollars américains complétés de Riels Cambodgiens. Comment voulez-vous gérer convenablement un budget de voyage dans de telles conditions ?!? Apparemment ce n'est que dans cette région du Cambodge qu'ils fonctionnent comme-çà. Ouf...

Sinon, petite parenthèse pour passer un petit coup de gueule qui viendra compléter ce coup de gueule général; C'est génial de voyager en Asie, il n'y a pas de doute là-dessus. On apprend et découvre tellement de choses chaque jour. C'est juste désolant de constater les ravages du tourisme de masse sur des régions mêmes reculées du monde. La relation est complètement biaisée avec la population locale. Il est très compliqué d'instaurer une relation juste amicale aux premiers abords avec un local. Il ne verra qu'une seule chose en vous, votre porte-feuille. Ce qui fait que leur gentillesse n'est pas naturelle au début. Si la personne comprend qu'on ne craquera pas à sa « marchandise » alors une relation normale peut s'installer si l'on reste discuter avec elle. Mais sinon, çà reste purement et simplement une relation commerçant-client. Chose qui était beaucoup moins visible lors de notre trip autour de Bali. Je suis bien conscient que je critique un phénomène dans le lequel je suis moi-même acteur. C'est là tout le paradoxe du tourisme. A l'origine, les gens vont dans un endroit car çà ne ressemble à nulle part ailleurs et ensuite parce que les gens viennent en masse, çà finit par ressembler comme partout ailleurs.

Que faire ??? Je vous laisse méditer la-dessus...

Atchao (comme dit Michel)

Michel (Romain)

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Par Jean-Louis
Le 13/09/2009 à 16:34:41
Très belle réflexion !! J'y réfléchis, j'y réléchis...
Mr Ilboudo aurait peut-être une solution à çà...


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